Pollution plastique : une nouvelle mesure pour le bilan carbone

Des chercheurs de l'Université de Montpellier développent l'empreinte plastique particulaire pour mieux évaluer l'impact environnemental.

Image générique de microplastiques et particules de plastique dans l'eau, avec un arrière-plan flou d'équipement de laboratoire.
IA

Image générique de microplastiques et particules de plastique dans l'eau, avec un arrière-plan flou d'équipement de laboratoire.

Des chercheurs de l'Université de Montpellier ont développé un nouvel indicateur, l'empreinte plastique particulaire, pour mieux mesurer l'impact environnemental des pollutions plastiques, souvent négligé dans le bilan carbone.

La pollution plastique, omniprésente sur les plages, dans les rivières, les champs et même dans l'air que nous respirons et l'eau que nous buvons, est une préoccupation environnementale majeure. Au-delà des objets visibles comme les bouteilles ou les sacs, le plastique se décompose en micro et nano particules qui colonisent la planète et ses habitants, y compris notre cerveau et nos placentas.
Actuellement, l'évaluation de cette pollution se concentre principalement sur la quantité de carbone émise lors de la fabrication, du transport ou du recyclage des objets plastiques. Cependant, cette approche ignore l'impact des particules elles-mêmes qui envahissent l'environnement. Face à ce constat, des chercheurs de l'Université de Montpellier et de l'Inrae ont lancé une alerte dès 2022 et ont élaboré un nouvel indicateur : l'empreinte plastique particulaire.
Valérie Guillard, chercheuse au laboratoire IATE (Ingénierie des agropolymères et technologies émergentes), est à l'origine de plusieurs publications sur ce nouvel indicateur, notamment dans Sciences Advance et Science of the total environment. Cette nouvelle mesure vise à mieux appréhender l'ampleur réelle de la pollution plastique.
L'émission 'A l'UM la science' propose également une visite de la plateforme Planet à l'IATE, spécialisée dans la transformation et la valorisation des agro-ressources. Adrien Réau, son responsable, y présente notamment un trieur électrostatique utilisé pour séparer les constituants en fonction de la charge des particules.
Information rédigée à partir de la source officielle : Université de Montpellier (26/10/2026)