Cancer du pancréas : des nanoparticules pour une thérapie ciblée et photothermique

Une collaboration franco-française développe des nanomédicaments innovants pour améliorer le traitement du cancer du pancréas, une maladie agressive aux options thérapeutiques limitées.

Nanoparticules de bleu de Prusse (PBNP) encapsulant des médicaments, activées par photothermie, pour le traitement du cancer du pancréas.
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Nanoparticules de bleu de Prusse (PBNP) encapsulant des médicaments, activées par photothermie, pour le traitement du cancer du pancréas.

Face au faible taux de survie du cancer du pancréas, une nouvelle approche thérapeutique combine nanoparticules de bleu de Prusse et inhibiteurs de CDK4 pour une délivrance photothermique contrôlée, visant à améliorer l'efficacité et la sélectivité du traitement.

Le cancer du pancréas (CP), souvent diagnostiqué à un stade avancé, affiche un taux de survie à 10 ans inférieur à 1 %. Les options thérapeutiques actuelles, incluant la chirurgie et la chimiothérapie adjuvante, montrent des bénéfices limités, particulièrement pour les formes métastatiques. L'environnement tumoral dense des pancréas pose également un défi majeur à la pénétration des médicaments, soulignant l'urgence de développer des stratégies innovantes.
Un projet de recherche ambitieux, mené par l'ICGM et l'IBMM, vise à concevoir de nouveaux nanomédicaments. Ces derniers encapsulent des inhibiteurs de la kinase CDK4 dans des nanoparticules photothermiques de bleu de Prusse (PBNP). L'objectif est de permettre une libération contrôlée du médicament, déclenchée par irradiation, afin d'améliorer l'efficacité et la sélectivité du traitement tout en surmontant les limites de l'administration conventionnelle.
Cette collaboration multidisciplinaire réunit des expertises complémentaires en nanochimie, nanomatériaux photothermiques, biochimie, thérapeutiques ciblées, biologie du cancer et modèles alternatifs ex ovo. L'étudiant(e) stagiaire sera impliqué(e) dans l'ingénierie des systèmes PBNP/médicament, la caractérisation physico-chimique, l'évaluation de l'inhibition de CDK4 et de la prolifération cellulaire, ainsi que dans des modèles ex ovo sur membrane chorioallantoïque (CAM) de poulet.
Le profil recherché est un(e) étudiant(e) en Master 2 (ou 3ème année à l'ENSCM) avec une formation en chimie ou biologie, démontrant un intérêt pour la recherche interdisciplinaire. De bonnes capacités d'organisation, de la rigueur expérimentale, de la curiosité scientifique et de l'enthousiasme sont essentielles pour ce projet prometteur.
Information rédigée à partir de la source officielle : IBMM – Institut des biomolécules Max Mousseron (23/09/2026)