Cet avenant, le deuxième du genre, souligne l'engagement des industriels du secteur face aux défis de la transition écologique. Il traduit une ambition commune d'aller plus loin en adaptant les priorités aux évolutions de la filière. La filière “Transformation et valorisation des déchets” représente un pilier industriel majeur de la transition écologique, comptant près de 1 500 entreprises, générant 90 000 emplois, réalisant 31 milliards d’euros de chiffre d’affaires et investissant 1,2 milliard d’euros annuellement. Elle offre un potentiel significatif en matière d’innovation, de création d’activités économiques, de développement industriel, d’emplois et de souveraineté.
Mathieu Lefèvre a salué l'engagement du président du comité stratégique de filière et de tous les acteurs industriels et institutionnels qui contribuent à structurer cette filière et à accompagner ses transformations. Le nouvel avenant s'appuie sur les succès du premier contrat, qui a soutenu 14 projets liés aux combustibles solides de récupération (CSR), désigné 14 lauréats pour la collecte innovante, 3 lauréats pour la robotisation des centres de tri, et accompagné 12 start-up. Cette démarche collaborative associe les entreprises à la définition des priorités et à la construction de solutions concrètes avec les acteurs publics.
L'accord fixe dix projets structurants autour de quatre axes principaux : le développement de l'industrie circulaire en France, notamment par des alliances entre recycleurs et industriels utilisateurs de plastiques, métaux et caoutchouc ; l'accélération de la production d’énergies locales à partir des déchets non évitables ou non recyclables ; la réduction des émissions de méthane des installations de stockage ; et le renforcement de la sécurité, de l'attractivité des métiers et des compétences, y compris pour l'adoption de l'intelligence artificielle dans la collecte, le tri et le traitement.
La France porte également au niveau européen, dans le cadre du Circular Economy Act, des propositions visant à sécuriser les débouchés industriels pour les matières recyclées. Ces propositions incluent le soutien à la demande par des obligations d’incorporation, la préférence pour le “made in EU” et la garantie de conditions sanitaires et environnementales équivalentes pour les matières issues de déchets collectés et transformés hors de l’Union européenne.




