Prix négatifs : la CRE analyse le besoin croissant de flexibilité sur les marchés de l'électricité

La Commission de régulation de l'énergie publie une note sur les prix négatifs de l'électricité, signalant un besoin accru de flexibilité sur les marchés de gros.

Image générique de graphiques de prix d'électricité en baisse dans un bureau moderne.
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Image générique de graphiques de prix d'électricité en baisse dans un bureau moderne.

La Commission de régulation de l'énergie (CRE) a publié le deuxième numéro de sa série « Eclairage sur… », consacré aux prix négatifs sur les marchés de gros de l'électricité, un phénomène qui signale un besoin croissant de flexibilité.

Lancée en mai 2026, la série de notes « Eclairage sur… » de la CRE propose des analyses de faits d'actualité du secteur de l'énergie. Ce deuxième numéro étudie le phénomène des prix négatifs sous l'angle du fonctionnement des marchés de gros de l'électricité.
Ces dernières années, le nombre d'heures où les prix de l'électricité ont été strictement négatifs a fortement progressé en France et en Europe : 147 heures en 2023, 361 en 2024, et 513 en 2025. Au 8 octobre 2026, le pays a déjà enregistré 568 heures, dépassant le record de 2025 malgré une hausse générale des prix durant l'été.
La note analyse les mécanismes qui conduisent à ces épisodes, le rôle des moyens de production pilotables et non pilotables dans le marché européen interconnecté, ainsi que les effets des dispositifs de soutien sur le comportement des producteurs. Elle souligne également les spécificités du marché français, notamment la réactivité croissante du parc renouvelable aux signaux de prix.
La CRE précise que cette situation ne traduit pas un dysfonctionnement technique du marché, mais reflète les tensions croissantes du système. Elle envoie un signal clair du besoin croissant de flexibilités de court terme, qui restent encore insuffisamment développées.
Information rédigée à partir de la source officielle : Commission de régulation de l'énergie (CRE) (21/10/2026)