Baromètre FIERE : la filière des réseaux électriques prête pour la grande électrification

Un premier baromètre industriel révèle la préparation du secteur face aux investissements massifs attendus, malgré des défis de recrutement et d'approvisionnement.

Image générique de composants de réseaux électriques dans un environnement industriel français.
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Image générique de composants de réseaux électriques dans un environnement industriel français.

La FIERE publie son premier Baromètre industriel, révélant que la filière des réseaux électriques est prête à répondre aux besoins de la grande électrification en France, malgré des tensions sur les compétences et les approvisionnements.

Le premier Baromètre industriel de la FIERE (Filière industrielle des entreprises des réseaux électriques) dresse un état des lieux de la filière, couvrant près de 1 600 entreprises et plus de 120 000 emplois en France. Cet outil vise à mesurer les faits, anticiper les points de vigilance et orienter les actions collectives nécessaires à la réussite des programmes d'investissements sur les réseaux électriques.
Fondé sur les réponses de plus de 300 entreprises membres, le baromètre confirme que les industriels se sont préparés à l'augmentation des besoins. Les investissements engagés ces dernières années, notamment par les gestionnaires de réseau RTE et Enedis, se chiffrent à plus de 200 milliards d'euros. Cette dynamique s'inscrit dans une compétition internationale pour la modernisation des réseaux, où près de 80 millions de kilomètres de lignes devront être construits ou remplacés dans le monde d'ici 2040.
Les industriels des matériels et des câbles investissent en moyenne 180 M€ par an dans leurs outils de production en France, tandis que les entreprises de travaux et prestataires investissent 375 M€ par an, représentant un potentiel d'investissements cumulés de 8 à 12 Md€ d'ici 2040.
Cependant, plusieurs points de tension nécessitent une attention particulière, notamment la sécurisation des approvisionnements en composants stratégiques comme le cuivre, l'aluminium, les semi-conducteurs de puissance. Le défi majeur reste celui des compétences : la filière estime devoir recruter près de 43 000 personnes entre 2025 et 2030. Près de 81 % des employeurs font état de difficultés de recrutement, touchant particulièrement les métiers techniques et l'encadrement.
Marianne LAIGNEAU, présidente du directoire d'Enedis et présidente de la FIERE, a déclaré : « Ce premier baromètre le montre : notre filière industrielle est prête à relever le défi de la Grande électrification de la France. » Elle souligne l'importance d'un cap énergétique stable et d'une visibilité à long terme pour garantir le succès collectif.
Information rédigée à partir de la source officielle : Enedis — Espace presse (30/10/2026)