Cancer du sein : l'imagerie médicale progresse grâce à la recherche

Trois approches innovantes développées à l'ESPCI Paris – PSL promettent d'améliorer le diagnostic et la prise en charge des tumeurs mammaires.

Image générique de technologie médicale, représentant une sonde échographique et des ondes sonores dans un environnement clinique.
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Image générique de technologie médicale, représentant une sonde échographique et des ondes sonores dans un environnement clinique.

À l'occasion d'Octobre Rose, l'ESPCI Paris – PSL met en lumière trois approches de recherche innovantes visant à améliorer le diagnostic et la prise en charge du cancer du sein grâce à l'imagerie médicale.

L'imagerie médicale joue un rôle crucial dans le diagnostic et le traitement du cancer du sein, allant au-delà de la simple visualisation des lésions. Les nouvelles approches étudiées à l'ESPCI Paris – PSL, en collaboration avec des équipes médicales, cherchent à extraire des informations plus fines sur la rigidité des tissus, leur organisation et leur vascularisation. Ces données pourraient aider à distinguer les lésions bénignes des tumeurs malignes et à guider plus précisément les interventions médicales.
Le projet MUSCAD, mené par Béatrice Berthon à l'Institut Physique pour la Médecine Paris, vise à combiner plusieurs informations sur une tumeur – propriétés mécaniques, vascularisation, organisation tissulaire – lors d'une même exploration ultrasonore tridimensionnelle. L'utilisation de méthodes d'apprentissage automatique permettra d'analyser ces données pour mieux caractériser les tumeurs. Cette approche s'appuie sur les recherches antérieures en élastographie par ondes de cisaillement et ambitionne de limiter les biopsies inutiles grâce à des études cliniques avec l'Institut Curie.
Parallèlement, à l'Institut Langevin, Alexandre Aubry explore la vitesse de propagation du son dans les tissus mammaires avec le projet DIONISOS. L'objectif est de déterminer si les variations de cette vitesse peuvent fournir des informations supplémentaires sur la malignité des lésions. Cette recherche s'inscrit dans une démarche plus large visant à identifier les grandeurs physiques mesurables pour une meilleure compréhension des tissus observés en imagerie.
Enfin, une étude préclinique menée par l'Institut Langevin, Gustave Roussy et Aquyre Biosciences (en 2023) a exploré une méthode d'analyse rapide des prélèvements chirurgicaux du sein. Combinant microscopie optique sans coloration et apprentissage automatique, cette approche, à laquelle a contribué Olivier Thouvenin, a montré un potentiel pour mieux repérer les marges tumorales pendant l'intervention et réduire les réinterventions. Une validation sur un plus grand nombre d'échantillons est nécessaire.
Information rédigée à partir de la source officielle : ESPCI Paris - PSL (26/10/2026)