AMF : Recommandations pour l'arrêté des comptes 2026

L'Autorité des marchés financiers appelle les émetteurs à renforcer la transparence financière face aux incertitudes géopolitiques et à la norme IFRS 18.

Image générique d'une façade d'immeuble de bureaux moderne en France, avec de grandes fenêtres et un ciel bleu.
IA

Image générique d'une façade d'immeuble de bureaux moderne en France, avec de grandes fenêtres et un ciel bleu.

À l'approche de l'entrée en vigueur de la norme IFRS 18 et dans un contexte de tensions géopolitiques, l'AMF exhorte les émetteurs à améliorer la qualité et la transparence de leur information financière pour l'arrêté des comptes 2026.

L'Autorité des marchés financiers (AMF) a publié ses recommandations pour l'arrêté des comptes 2026, alignées sur les priorités de l'ESMA. Ces orientations visent à renforcer la qualité et la transparence de l'information financière des émetteurs, notamment face à l'entrée en vigueur prochaine de la norme IFRS 18 et dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques persistantes.
La norme IFRS 18, qui sera obligatoire pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2027, introduira une nouvelle présentation des états financiers et exigera la publication d'informations comparatives. L'AMF souligne l'importance d'une communication transparente sur les impacts de cette norme, en particulier concernant les indicateurs de performance définis par le management (MPM), qui devront être justifiés et rapprochés des agrégats IFRS. L'AMF attire également l'attention sur les conséquences d'IFRS 18 sur le reporting ESEF, nécessitant de nouveaux travaux de balisage.
Face aux tensions géopolitiques, au protectionnisme commercial et à l'évolution des régimes de sanctions, l'AMF demande aux sociétés de fournir une information plus détaillée sur leurs risques financiers. Les recommandations portent sur le risque de liquidité, encourageant les émetteurs à détailler leurs sources de financement, les dispositifs de gestion des tensions et les échéanciers de leurs dettes. Elles insistent aussi sur la transparence des hypothèses de juste valeur des actifs et passifs, ainsi que sur l'application rigoureuse des critères de classement des actifs détenus en vue de la vente (IFRS 5).
Dans un contexte de plans de restructuration plus fréquents, l'AMF rappelle aux sociétés l'importance de communiquer sur les éléments pris en compte pour estimer les provisions à la clôture et sur la nature des coûts inclus. Une transparence similaire est attendue concernant les renégociations d'emprunts et les états financiers des prêteurs. L'application du format électronique européen (ESEF) et le balisage du tableau de variation des capitaux propres sont également abordés.
Concernant l'information sectorielle, les constats des revues et d'une étude menée sur un échantillon de 75 émetteurs (CAC 40 et EURO STOXX 50) montrent des résultats hétérogènes, certaines informations pouvant être complétées et améliorées. L'AMF présente enfin des cas pratiques et les principaux constats effectués.
Information rédigée à partir de la source officielle : Autorité des marchés financiers (AMF) (13/10/2026)